jeudi 13 octobre 2016

Le sel de nos larmes de Ruta Sepetys

Titre : Le sel de nos larmes
Auteur : SEPETYS, Ruta
Editeur : Gallimard
Année : 2016
Genre : Historique jeunesse.

Résumé : Hiver 1945. Quatre adolescents. Quatre destinées.
Chacun né dans un pays différent. Chacun traqué et hanté par sa propre guerre.
Parmi les milliers de réfugiés fuyant à pied vers la côte devant l'avancée des troupes soviétiques, quatre adolescents sont réunis par le destin pour affronter le froid, la faim, la peur, les bombes... Tous partagent un même but : embarquer sur le Wilhem Gustloff, un énorme navire promesse de liberté...

Mon avis : Un roman que j'étais pratiquement sûre d'aimer car un peu dans la veine d'un des précédents romans de Ruta Sepetys que j'avais dévoré et adoré : Tout ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre.

 L'auteur revient avec ce livre sur un thème et une période historique  qui lui est chère puisque le livre se passe pendant la deuxième guerre mondiale. Elle aborde à nouveau des pans de l'histoire dont on parle peu ou pas assez puisque nos héros, ici de jeunes adultes vont devoir devoir faire face aux atrocités perpétrées par les nazis mais aussi par les soviétiques. 

Ce qui est assez original aussi, c'est qu'elle aborde la fin de la guerre avec la fuite des réfugiés  puisque nos héros essayent de fuir l'avancée des troupes soviétiques en ralliant la côte afin d'embarquer sur des navires affrétés à cet effet.
Ainsi la majeure partie du livre nous raconte la difficile épopée de plusieurs jeunes de nationalités différentes (Lituanie, Prusse, Pologne, Allemagne)  qui chacun ont vécu des choses différentes et vont vivre les événements de façon différente.

Ainsi chaque chapitre donne la parole à l'un ou l'autre des protagonistes et c'est ce qui donne du rythme au livre qui se dévore une fois commencé.

Les thèmes abordés dans le livre sont vraiment très intéressants : il nous montre le drame de la guerre et les conséquences pour chacun. 
Il nous montre aussi que la guerre peut développer l'entraide mais aussi peut faire naître les instincts les plus vils, le meilleur ou le pire de l'âme humaine.

Ces sujets forts font que l'on souffre avec les héros et qu'on retient son souffle très souvent. Même si le naufrage (à la fin du livre) est peut-être un peu trop vite décrit, il prend au tripes et j'avais l'impression de le vivre en direct tellement c'était bien écrit et bien décrit.

Un très beau livre, très fort sur une période sombre de notre histoire qu'il ne faut pas oublier !

Ma note : 18/20.

samedi 1 octobre 2016

Hoax de Christophe LEON

Titre : HOAX
Auteur : LEON, Christophe
Editeur : Oskar Editeur
Genre : Jeunesse

Résumé :  Caroline Menez, professeur de français, prend sous son aile Kekili Zunu, jeune fille ayant fui le Togo avec sa famille. L'enseignante remarque tout de suite que cette élève est brillante. Afin de la préparer au mieux au Bac de français, elle lui donne des cours particuliers chez elle. Il n'en faut pas plus pour que les bruits circulent. Leurs relations ne seraient pas seulement d'ordre scolaire. Caroline serait-elle vraiment amoureuse de son élève ? Jusqu'où la rumeur ira-t-elle ?

Mon avis :  Un petit roman jeunesse que j'ai emprunté dans ma médiathèque car la couverture puis le résumé m'avaient interpellé.

Ce livre traite du thème de la rumeur et de l'influence néfaste que peuvent avoir les réseaux sociaux et comment une personne au départ, puis des personnes et un événement insignifiant peuvent être montés en épingle et détruire la vie d'une ou de plusieurs personnes.
J'ai trouvé que l'idée de départ était traité de manière intéressante parce qu'elle met en scène des adultes et des jeunes. Parce que cela se passe dans le monde enseignant.

Cependant, j'ai trouvé l'attitude  de l'héroïne principale qui est professeure,  un peu invraisemblable de part sa réaction et sa façon d'agir ; du coup, j'ai trouvé la fin tiré par les cheveux et vraiment trop extrême  (un adulte réagirait-elle vraiment comme ça ?) !

Cependant, c'est un livre qui permet de se poser des questions sur les réseaux sociaux et la rumeur et c'est déjà très bien !

Ma note : 14/20.

BM Blues de Françoise Bourdin

Titre : BM Blues
Auteur : BOURDIN, Françoise
Editeur : Pocket
Genre : Contemporain
Pages : 155.

Résumé : Anéanti par la mort de sa soeur brûlée vive sous ses yeux dans la voiture que conduisait leur père, Hugo, 22 ans, rompt avec son passé et sa famille pour se mettre au service de Thève, un industriel bourru privé de permis. Piloter la rutilante BM M5 de Thève est pour Hugo la seule façon d'exorciser l'accident de sa soeur... et un moyen de se trouver. Une initiation à la vraie vie...

Mon avis :  Ce petit roman de 155 pages était depuis longtemps dans ma PAL ; comme je suis fan des romans de Françoise Bourdin, j'ai dans l'idée de m'acheter et d'avoir tous ses livres dans ma bibliothèque.

Comme je dois finir le challenge Petit bac 2016 et que je devais lire un livre avec dans le titre des lettres isolées dans le titre, je me suis dit que je pouvais lire ce petit livre et qu'il allait me plaire.Pour tout vous dire, il m'a un peu déçue et il ne restera pas dans ma mémoire très longtemps.

En fait, je n'ai pas trop aimé les deux personnages masculins que je n'ai pas vraiment compris et qui sont pour dire assez détestables (surtout le personnage de Thève) ; comme souvent dans les personnages de Françoise Bourdin, il y a toujours un homme puissant, ici, Thève,  qui aime diriger et qui avance dans la vie sans penser aux autres. L'auteur nous brosse un personnage, bourru, arriviste, violent dans ses relations aux autres. On sent qu'il a vécu quelque chose qui l'a rendu comme ça mais on ne sait au final pas pourquoi et c'est ce qui m'a  déçu et m'a laissé sur ma faim. 
Tout au fil du livre, il va s'opposer à Hugo qu'il engage comme chauffeur et qui est un personnage timide et solitaire qui a tout abandonner de sa vie antérieure suite à la mort de sa soeur dans un accident de voiture dont il rend son père responsable.
Comme Hugo est issus de la bonne société et que Thève n'a qu'une envie en faire partie, il y a des tensions constantes entre les deux hommes. 
Il y a des moments violents où Thève agresse verbalement ou physiquement Hugo, moments que je n'ai pas compris et où j'ai détesté la personnalité de Thève.

Françoise Bourdin nous dresse le portrait de personnages entiers qui ne pardonnent jamais et c'est ce que je n'ai pas aimé dans le livre.

Le point positif est la BMW de Thève qui est  le lien qui unit les deux hommes tout au long du livre.

Pour finir, c'est un livre qui se lit rapidement et facilement mais que je ne recommande pas forcément.

Je lui ai mis la note de 14/20.

samedi 17 septembre 2016

La ville des serpents d'eau de Brigitte AUBERT ( livre audio)

Titre : La ville des serpents d'eau
Auteur : AUBERT, Brigitte
Editeur : Audiolib
Genre : Thriller psychologique
Livre lu par Hélène Lausseur.

Résumé : Ennatown, la ville des serpents d'eau : sans histoire, avec son club interconfessionnel, sa bonne conscience, son lot de mâles chasseurs si conventionnels, et leurs épouses qui s'ennuient à mourir, genre Desperate Housewives. Une sérieuse ombre au tableau, toutefois : l'un des leurs, forcément un des leurs, a enlevé cinq gamines il y a plus de dix ans. Quatre ont été retrouvées au fond d'un lac ou d'une rivière. D'où le surnom du mystérieux criminel : le Noyeur. La dernière n'a jamais refait surface...

Et voici justement que surgit de nulle part, sous la neige à la veille de Noël, une petite créature crasseuse en survêtement rose maculé, muette et terrifiée, qui aussitôt s'enfuit avec le citoyen le moins fréquentable d'Ennatown: Black Dog, géant noir un peu demeuré et SDF.

Qui est-elle? Trop jeune pour être la disparue... alors?

Le fantasme collectif repart de plus belle : c'est Black Dog, le Noyeur, évidemment... Et la chasse à l'homme de démarrer.

Seul Limonta, ex-flic alcoolo à la conscience chargée, s'étonne que personne n'ait signalé la disparition d'une enfant de cinq ans...

Mon avis : J'ai découvert cet auteure française que je ne connaissais pas et que j'avais emprunté au hasard dans ma médiathèque en livre audio.
Je me suis rendu compte aussi que j'ai un autre roman de l'auteur dans mon CDI ; Brigitte Aubert est donc une auteur de thrillers pour les adultes mais aussi pour la jeunesse.

Je peux tout de suite vous dire, que j'ai adoré ce livre. 
Ce qui a beaucoup contribué à cette super lecture est la magnifique interprétation d'Hélène Lausseur tout en rythme et en  finesse !
 Elle réussit brillamment à interpréter chaque personnage (il y a des hommes, des femmes, un enfant et le psychopathe ; ce qui ne devait pas être facile à faire !)avec des voix et des intonations différentes et du coup à nous les rendre presque réels ! J'avais aussi vraiment l'impression de regarder un film !

J'ai aimé ce thriller qui se passe dans une toute petite ville des Etats-Unis à la période de Noël ; j'ai aimé le contraste entre les meurtres et les kidnappings des petites filles et la période de fête où tout  ne devrait être que "paix et amour" !!
 
Ce que j'ai aimé aussi, c'est que l'enquête est menée par des personnages atypiques et un peu asociaux et marginaux mais à qui on s'attache quand même,  ce qui sort de l'ordinaire !

De même, on est aussi plongé dans la tête du psychopathe que l'on suit tout au long de l'histoire ; on est immergé dans ses pensées et j'ai eu des sueurs froides très souvent quant à ses pensées et ses agissements ; on sait qu'il fait partie de la petite société de la ville dans laquelle il arrive à se fondre !

Un thriller très bien fichu, haletant et que je vous recommande vivement !!

Une auteure dont j'ai hâte de lire un autre de ses livres !!

Ma note : 20/20.


mercredi 7 septembre 2016

L'enfant du lac de Kate MORTON

Titre : L'enfant du lac
Auteur : MORTON, Kate
Éditeur : Presses de la cité
Année : 2016

De quoi ça parle ?

 1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l'enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l'abandon.
Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s'intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l'enquête, au grand dam de l'une des sœurs aînées de Théo, Alice, devenue écrivain à succès.

Mon avis :

Dès que j'ai vu que Kate Morton publiait un nouveau roman, je ne tenais plus de joie ; dès sa parution, je me suis ruée dans ma librairie préférée pour en faire l'acquisition et pour qu'il rejoigne définitivement ma bibliothèque avec tous les autres livres de l'auteur que j'ai lu et adoré.  

Même si j'avais envie de le lire très vite, j'ai dû attendre cet été car mon précieux compte 632 pages, ce qui n'est pas rien. En plus,  comme ma copinaute Anne du blog Ennalit a proposé une lecture commune pour le 6 septembre de ce livre, je me suis dit que j'allais le lire à la fin des vacances, juste avant la rentrée.

Bon passons aux choses sérieuses : est-ce que j'ai autant aimé l'enfant du lac que les autres romans de Kate Morton ? 
D'après ce que j'en avais entendu, le roman me promettait de belles heures de lecture puisque la plupart des lecteurs en ressortaient enchantés.

Vous devez vous dire que je n'ai pas aimé ou que j'en suis resté mitigée commençant comme ça !!
En fait, je me suis fait une petite frayeur car pour tout vous dire, j'ai vraiment eu beaucoup de mal à rentrer dans le livre ; il m'a fallu à peu près une centaine de pages pour m'immerger dans l'histoire, m'attacher aux personnages et finalement le DEVORER !!

Alors, pourquoi ?

 Peut-être déjà parce que je l'ai commencer vers la toute fin Août et que j'avais un peu la pression de la date du 6 septembre (fin de la lecture commune) ; mais surtout, au début, j'ai eu du mal avec l'écriture que j'ai trouvé compliquée avec beaucoup de parenthèses en plein milieu des phrases ce qui fait qu'il fallait très souvent que je relise la phrase ou le paragraphe 2 fois pour comprendre ce que l'auteur voulait dire. Ensuite, j'ai trouvé l' histoire très longue à se mettre en place et finalement qu'il ne se passait pas grand chose.
Quand j'y repense, je crois que c'est la volonté de Kate Morton de vouloir mettre les choses  en place tout doucement afin de créer une atmosphère particulière, un peu mystérieuse, propre à tous ses romans.

Le livre alterne passé et présent à travers  plusieurs générations de femmes (Eléanor et ses filles Déborah, Clemmie et Alice) entre les années 30 et notre époque en 2003 (Sadie).

Plusieurs thèmes très intéressants sont abordés par Kate Morton :  

Une société anglaise avec ses traditions, l'évolution de la femme, les conséquences de la guerre 14/18 sur les hommes qui ont survécu et qui ont dû vivre avec la culpabilité d'avoir survécu et avec des séquelles physiques et morales très graves.
L'amour avec un grand A, la fidélité,  qui sont dépeint de très belle façon à travers la relation entre Eleanor et Anthony.
C'est aussi un roman sur le passage de l'enfance à l'adolescence avec ses passions, ses envies, ses regrets avec Alice et son caractère entier et passionné.

J'ai beaucoup aimé aussi voir à travers Eléanor et Alice le fait que la vie et le passage à l'âge adulte nous fait prendre des décisions qui vont tout chambouler et que la vie et la société  nous changent souvent radicalement. On le ressent très bien avec Eléanor qui,  d' une petite fille curieuse, passionnée, pleine de vie devient une adulte plus froide, stricte ;  ainsi '"Eleanor" , elle devient "Mère" !

C'est aussi un roman ou planent les secrets de famille, secrets que va essayer de résoudre Sadie lors de son séjour en Cornouailles chez son grand père ; là, le roman devient aussi enquête policière puisqu'en 1933, le petit dernier de la Famille Edevane, Théo, a disparu sans laisser de trace..

La plume de Kate Morton est magnifique, poétique, féérique et j'ai beaucoup aimé les passages où elle décrit les paysages de la campagne anglaise dans la maison de campagne à Loeanneth.
Elle arrive aussi à insérer dans l'histoire des contes et des histoires féériques comme elle l'avait déjà fait dans le Jardin des Secrets que j'avais adoré.

 J'avais peur d'avoir découvert le fin mot de l'histoire au milieu du livre mais non, Kate Morton a su me tenir en haleine et retourner la situation jusqu'à la fin du roman que j'ai trouvé géniale et vraiment très bien amenée ; tout s'enchaîne et s'emboite parfaitement !

Pour terminer, une excellente lecture à la limite du coup de coeur.

Ma note : 18/20.


jeudi 25 août 2016

Nora ou le paradis perdu de Cécilia SAMARTIN

Titre : Nora ou le paradis perdu
Auteur : SAMARTIN, Cécilia
Editeur : Editions de l'Archipel
Date d'édition : 2015
Nombre de pages : 450 p.

Résumé : Cuba, 1956. Nora et Alicia, deux cousines très proches et complices, vivent une enfance heureuse et insouciante. Mais la révolution éclate, et Fidel Castro accède au pouvoir.
Un climat de peur, nourri par la répression, s'installe peu à peu. Nora émigre alors aux États-Unis, laissant Alicia derrière elle, qui s'apprête à vivre des heures sombres à La Havane. Tandis que Nora, bien nostalgique de son pays natal, s'accommode peu à peu de cet environnement nouveau, Alicia subit les coups durs, dans un Cuba où la situation se détériore. Grâce aux lettres qu'elles continuent d'échanger, Nora comprend que la vie d'Alicia est devenu un enfer. Elle décide alors de retourner à la Havane pour lui venir en aide. Mais ce qu'elle va découvrir à Cuba est bien loin de tout ce qu'elle pouvait imaginer.

Mon avis :  J'ai lu ce roman dans des circonstances particulières puisque je l'ai lu cet été pendant nos vacances à Cuba.
Quand j'en avais entendu parlé avec beaucoup d'enthousiasme par Fiona du blog Prettybooks, je me suis tout de suite dis que j'allais attendre pour le lire pendant notre voyage à Cuba pour pouvoir m'en vraiment m’immerger dans l'histoire et par là mêmedans le pays ; et je peux vous dire que j'ai bien fait car j'ai adoré lire cette histoire et suivre les deux cousines tout au long du livre et avec elle, j'ai pu découvrir tout un pan de l'histoire et de la révolution cubaine.

J'ai  beaucoup aimé la relation très forte et quasi fusionnelle entre les deux cousines, relation que l'on va pouvoir suivre à travers les lettres qu'elles vont s'envoyer puisque Nora et Alicia vont être séparées lors de la Révolution castriste puisque beaucoup de cubains (notamment de familles aisées) vont devoir quitter Cuba.
On va du coup à travers les deux cousines comprendre le déchirement des cubains attachés à leur terre natale qu'ils doivent quitter. A travers ces immigrants, cela m'a permis de mieux comprendre ce que vivent les migrants qui doivent tout quitter et souvent dans des conditions extrèmement difficiles.

 De même, une fois la révolution faite, les cubains vont devoir affronter des conditions de vie très dures (tickets de rationnement, logement, emprisonnements...) ; en tout cas, c'est se qui ressort de la lecture. Mais ce qu'il faut savoir , c'est que l'auteur est fille d'immigrés cubains et que finalement, elle nous donne un point de vue, à travers le récit de sa propre famille.

De mon côté, j'ai vu et écouté le point de vue de certains cubains et notamment de notre guide qui a vécu toute la Révolution et les conditions de vie. Là aussi, c'et un point de vue qu'elle nous a donné. Je pense que la classe aisée a beaucoup perdu avec la Révolution et que les gens modestes et les paysans ont gagné du progrès au niveau du logement, de l'éducation, de la santé, de la culture.

Finalement, ce que je dirai, c'est qu'il faut lire le roman en ayant en tête que tout n'est pas blanc ou noir et qu'à Cuba, toute la population a finalement gagné ou perdu quelque chose.

Au final, une très belle lecture particulièrement enrichissante et très émouvante.

Ma note : 8/10.

Pour vous faire rêver : un paysage cubain :  





lundi 4 juillet 2016

Gravé dans le sable de Michel BUSSI

Titre : Gravé dans le sable
Auteur : BUSSI, Michel
Editeur : Pocket
Année : octobre 2015
Genre : policier, historique.

Résumé : Quel est le prix d'une vie ? La veille du Débarquement en Normandie, face à une mort certaine, que seriez-vous prêt à promettre pour échanger votre place ? Et que vaudra cette promesse, après la guerre, alors que tous les témoins seront morts ou disparus ? Lorsqu'une jeune veuve, Alice Queen, découvre des bri­bes de vérité, vingt ans plus tard, que peut-elle prouver ? Alice décide pourtant de fouiller le passé et de s'engager dans une quête improbable qui va la mener de la Normandie aux quatre coins des États-Unis... Au péril de sa vie ! Accidents, disparitions, meurtres se succèdent...

Mon avis :

Tout d'abord, merci à mon amie Fabienne pour le prêt de ce roman que j'ai donc adoré.

 Je n'ai eu jusqu'à présent que de très bonnes lectures avec Michel Bussi ; j'avais déjà beaucoup aimé Un avion sans elle, Maman a tort et adoré Nymphéas noirs pour lequel j'avais eu un gros coup de cœur.
Je n'avais donc pas peur en démarrant ma lecture même si je me disais qu'il pourrait avoir des défauts vu que c'est le premier roman publié de l'auteur et c'est peut-être les petits bémols que j'ai pu lire dans les quelques critiques sur le livre.

Donc, ce premier roman de Michel Bussi a été édité pour la première fois le 16 mars 2017 aux éditions des Falaises sous le titre Omaha Crimes.

Il a ensuite été  revu et corrigé par Michel Bussi et donc réédité aux Presses de la Cité en 2014, puis chez Pocket en poche en 2015.

Ce que j'ai aimé dans ce roman est que c'est à la fois une enquête policière et un roman historique puisque la toile de fond du roman est le sacrifice des jeunes soldats américains qui sont venus mourir sur les plages du débarquement en Normandie en 1944.

On suit surtout Alice Queen, jeune américaine qui a perdu l'amour de sa vie lors du débarquement. Elle apprend en fait lors d'une cérémonie de commémoration que Lucky, son amour aurait échangé sa place avec un autre soldat, fils d'une grande famille américaine, contre une grosse somme d'argent dont elle n'a donc jamais vu la couleur.

Elle décide d'engager un détective privé, Nick afin de faire la lumière sur ces événements et de savoir ce qu'il s'est vraiment passé en 1944.

Va s'en suivre de nombreuses péripéties, recherches, retour en arrière, meurtres, faux semblants.

J'ai aimé le côté historique et l'évolution de l'histoire et des protagoniste au fil du temps et de l'enquête,

J'ai aimé l'alternance du récit qui nous emmène entre la Normandie et les Etats-Unis,

J'ai aimé la psychologie des personnages, le lien qui va se créer entre Alice et Nick même si leur relation n'évoluera pas forcément comme je l'aurais souhaité.
L'auteur arrive à nous peindre le portrait de femmes fortes, qui vont jusqu'au bout pour connaître la vérité et qui sont fidèle à leur amour au delà de la mort.

Le talent de Michel Bussi est tel qu'on ne sait pas si on lit un roman policier ou un roman historique ; une fois commencé, on n'arrive plus à le lâcher. La fin est bien-sûr surprenante comme à son habitude. 
Il arrive à nous faire douter et c'est aussi ce que j'ai aimé dans le roman.

Vous l'aurez compris : je vous conseille ce Bussi à 1000 % .

Ma note : 18/20.