samedi 17 septembre 2016

La ville des serpents d'eau de Brigitte AUBERT ( livre audio)

Titre : La ville des serpents d'eau
Auteur : AUBERT, Brigitte
Editeur : Audiolib
Genre : Thriller psychologique
Livre lu par Hélène Lausseur.

Résumé : Ennatown, la ville des serpents d'eau : sans histoire, avec son club interconfessionnel, sa bonne conscience, son lot de mâles chasseurs si conventionnels, et leurs épouses qui s'ennuient à mourir, genre Desperate Housewives. Une sérieuse ombre au tableau, toutefois : l'un des leurs, forcément un des leurs, a enlevé cinq gamines il y a plus de dix ans. Quatre ont été retrouvées au fond d'un lac ou d'une rivière. D'où le surnom du mystérieux criminel : le Noyeur. La dernière n'a jamais refait surface...

Et voici justement que surgit de nulle part, sous la neige à la veille de Noël, une petite créature crasseuse en survêtement rose maculé, muette et terrifiée, qui aussitôt s'enfuit avec le citoyen le moins fréquentable d'Ennatown: Black Dog, géant noir un peu demeuré et SDF.

Qui est-elle? Trop jeune pour être la disparue... alors?

Le fantasme collectif repart de plus belle : c'est Black Dog, le Noyeur, évidemment... Et la chasse à l'homme de démarrer.

Seul Limonta, ex-flic alcoolo à la conscience chargée, s'étonne que personne n'ait signalé la disparition d'une enfant de cinq ans...

Mon avis : J'ai découvert cet auteure française que je ne connaissais pas et que j'avais emprunté au hasard dans ma médiathèque en livre audio.
Je me suis rendu compte aussi que j'ai un autre roman de l'auteur dans mon CDI ; Brigitte Aubert est donc une auteur de thrillers pour les adultes mais aussi pour la jeunesse.

Je peux tout de suite vous dire, que j'ai adoré ce livre. 
Ce qui a beaucoup contribué à cette super lecture est la magnifique interprétation d'Hélène Lausseur tout en rythme et en  finesse !
 Elle réussit brillamment à interpréter chaque personnage (il y a des hommes, des femmes, un enfant et le psychopathe ; ce qui ne devait pas être facile à faire !)avec des voix et des intonations différentes et du coup à nous les rendre presque réels ! J'avais aussi vraiment l'impression de regarder un film !

J'ai aimé ce thriller qui se passe dans une toute petite ville des Etats-Unis à la période de Noël ; j'ai aimé le contraste entre les meurtres et les kidnappings des petites filles et la période de fête où tout  ne devrait être que "paix et amour" !!
 
Ce que j'ai aimé aussi, c'est que l'enquête est menée par des personnages atypiques et un peu asociaux et marginaux mais à qui on s'attache quand même,  ce qui sort de l'ordinaire !

De même, on est aussi plongé dans la tête du psychopathe que l'on suit tout au long de l'histoire ; on est immergé dans ses pensées et j'ai eu des sueurs froides très souvent quant à ses pensées et ses agissements ; on sait qu'il fait partie de la petite société de la ville dans laquelle il arrive à se fondre !

Un thriller très bien fichu, haletant et que je vous recommande vivement !!

Une auteure dont j'ai hâte de lire un autre de ses livres !!

Ma note : 20/20.

mercredi 7 septembre 2016

L'enfant du lac de Kate MORTON

Titre : L'enfant du lac
Auteur : MORTON, Kate
Éditeur : Presses de la cité
Année : 2016

De quoi ça parle ?

 1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l'enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l'abandon.
Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s'intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l'enquête, au grand dam de l'une des sœurs aînées de Théo, Alice, devenue écrivain à succès.

Mon avis :

Dès que j'ai vu que Kate Morton publiait un nouveau roman, je ne tenais plus de joie ; dès sa parution, je me suis ruée dans ma librairie préférée pour en faire l'acquisition et pour qu'il rejoigne définitivement ma bibliothèque avec tous les autres livres de l'auteur que j'ai lu et adoré.  

Même si j'avais envie de le lire très vite, j'ai dû attendre cet été car mon précieux compte 632 pages, ce qui n'est pas rien. En plus,  comme ma copinaute Anne du blog Ennalit a proposé une lecture commune pour le 6 septembre de ce livre, je me suis dit que j'allais le lire à la fin des vacances, juste avant la rentrée.

Bon passons aux choses sérieuses : est-ce que j'ai autant aimé l'enfant du lac que les autres romans de Kate Morton ? 
D'après ce que j'en avais entendu, le roman me promettait de belles heures de lecture puisque la plupart des lecteurs en ressortaient enchantés.

Vous devez vous dire que je n'ai pas aimé ou que j'en suis resté mitigée commençant comme ça !!
En fait, je me suis fait une petite frayeur car pour tout vous dire, j'ai vraiment eu beaucoup de mal à rentrer dans le livre ; il m'a fallu à peu près une centaine de pages pour m'immerger dans l'histoire, m'attacher aux personnages et finalement le DEVORER !!

Alors, pourquoi ?

 Peut-être déjà parce que je l'ai commencer vers la toute fin Août et que j'avais un peu la pression de la date du 6 septembre (fin de la lecture commune) ; mais surtout, au début, j'ai eu du mal avec l'écriture que j'ai trouvé compliquée avec beaucoup de parenthèses en plein milieu des phrases ce qui fait qu'il fallait très souvent que je relise la phrase ou le paragraphe 2 fois pour comprendre ce que l'auteur voulait dire. Ensuite, j'ai trouvé l' histoire très longue à se mettre en place et finalement qu'il ne se passait pas grand chose.
Quand j'y repense, je crois que c'est la volonté de Kate Morton de vouloir mettre les choses  en place tout doucement afin de créer une atmosphère particulière, un peu mystérieuse, propre à tous ses romans.

Le livre alterne passé et présent à travers  plusieurs générations de femmes (Eléanor et ses filles Déborah, Clemmie et Alice) entre les années 30 et notre époque en 2003 (Sadie).

Plusieurs thèmes très intéressants sont abordés par Kate Morton :  

Une société anglaise avec ses traditions, l'évolution de la femme, les conséquences de la guerre 14/18 sur les hommes qui ont survécu et qui ont dû vivre avec la culpabilité d'avoir survécu et avec des séquelles physiques et morales très graves.
L'amour avec un grand A, la fidélité,  qui sont dépeint de très belle façon à travers la relation entre Eleanor et Anthony.
C'est aussi un roman sur le passage de l'enfance à l'adolescence avec ses passions, ses envies, ses regrets avec Alice et son caractère entier et passionné.

J'ai beaucoup aimé aussi voir à travers Eléanor et Alice le fait que la vie et le passage à l'âge adulte nous fait prendre des décisions qui vont tout chambouler et que la vie et la société  nous changent souvent radicalement. On le ressent très bien avec Eléanor qui,  d' une petite fille curieuse, passionnée, pleine de vie devient une adulte plus froide, stricte ;  ainsi '"Eleanor" , elle devient "Mère" !

C'est aussi un roman ou planent les secrets de famille, secrets que va essayer de résoudre Sadie lors de son séjour en Cornouailles chez son grand père ; là, le roman devient aussi enquête policière puisqu'en 1933, le petit dernier de la Famille Edevane, Théo, a disparu sans laisser de trace..

La plume de Kate Morton est magnifique, poétique, féérique et j'ai beaucoup aimé les passages où elle décrit les paysages de la campagne anglaise dans la maison de campagne à Loeanneth.
Elle arrive aussi à insérer dans l'histoire des contes et des histoires féériques comme elle l'avait déjà fait dans le Jardin des Secrets que j'avais adoré.

 J'avais peur d'avoir découvert le fin mot de l'histoire au milieu du livre mais non, Kate Morton a su me tenir en haleine et retourner la situation jusqu'à la fin du roman que j'ai trouvé géniale et vraiment très bien amenée ; tout s'enchaîne et s'emboite parfaitement !

Pour terminer, une excellente lecture à la limite du coup de coeur.

Ma note : 18/20.


jeudi 25 août 2016

Nora ou le paradis perdu de Cécilia SAMARTIN

Titre : Nora ou le paradis perdu
Auteur : SAMARTIN, Cécilia
Editeur : Editions de l'Archipel
Date d'édition : 2015
Nombre de pages : 450 p.

Résumé : Cuba, 1956. Nora et Alicia, deux cousines très proches et complices, vivent une enfance heureuse et insouciante. Mais la révolution éclate, et Fidel Castro accède au pouvoir.
Un climat de peur, nourri par la répression, s'installe peu à peu. Nora émigre alors aux États-Unis, laissant Alicia derrière elle, qui s'apprête à vivre des heures sombres à La Havane. Tandis que Nora, bien nostalgique de son pays natal, s'accommode peu à peu de cet environnement nouveau, Alicia subit les coups durs, dans un Cuba où la situation se détériore. Grâce aux lettres qu'elles continuent d'échanger, Nora comprend que la vie d'Alicia est devenu un enfer. Elle décide alors de retourner à la Havane pour lui venir en aide. Mais ce qu'elle va découvrir à Cuba est bien loin de tout ce qu'elle pouvait imaginer.

Mon avis :  J'ai lu ce roman dans des circonstances particulières puisque je l'ai lu cet été pendant nos vacances à Cuba.
Quand j'en avais entendu parlé avec beaucoup d'enthousiasme par Fiona du blog Prettybooks, je me suis tout de suite dis que j'allais attendre pour le lire pendant notre voyage à Cuba pour pouvoir m'en vraiment m’immerger dans l'histoire et par là mêmedans le pays ; et je peux vous dire que j'ai bien fait car j'ai adoré lire cette histoire et suivre les deux cousines tout au long du livre et avec elle, j'ai pu découvrir tout un pan de l'histoire et de la révolution cubaine.

J'ai  beaucoup aimé la relation très forte et quasi fusionnelle entre les deux cousines, relation que l'on va pouvoir suivre à travers les lettres qu'elles vont s'envoyer puisque Nora et Alicia vont être séparées lors de la Révolution castriste puisque beaucoup de cubains (notamment de familles aisées) vont devoir quitter Cuba.
On va du coup à travers les deux cousines comprendre le déchirement des cubains attachés à leur terre natale qu'ils doivent quitter. A travers ces immigrants, cela m'a permis de mieux comprendre ce que vivent les migrants qui doivent tout quitter et souvent dans des conditions extrèmement difficiles.

 De même, une fois la révolution faite, les cubains vont devoir affronter des conditions de vie très dures (tickets de rationnement, logement, emprisonnements...) ; en tout cas, c'est se qui ressort de la lecture. Mais ce qu'il faut savoir , c'est que l'auteur est fille d'immigrés cubains et que finalement, elle nous donne un point de vue, à travers le récit de sa propre famille.

De mon côté, j'ai vu et écouté le point de vue de certains cubains et notamment de notre guide qui a vécu toute la Révolution et les conditions de vie. Là aussi, c'et un point de vue qu'elle nous a donné. Je pense que la classe aisée a beaucoup perdu avec la Révolution et que les gens modestes et les paysans ont gagné du progrès au niveau du logement, de l'éducation, de la santé, de la culture.

Finalement, ce que je dirai, c'est qu'il faut lire le roman en ayant en tête que tout n'est pas blanc ou noir et qu'à Cuba, toute la population a finalement gagné ou perdu quelque chose.

Au final, une très belle lecture particulièrement enrichissante et très émouvante.

Ma note : 8/10.

Pour vous faire rêver : un paysage cubain :  





lundi 4 juillet 2016

Gravé dans le sable de Michel BUSSI

Titre : Gravé dans le sable
Auteur : BUSSI, Michel
Editeur : Pocket
Année : octobre 2015
Genre : policier, historique.

Résumé : Quel est le prix d'une vie ? La veille du Débarquement en Normandie, face à une mort certaine, que seriez-vous prêt à promettre pour échanger votre place ? Et que vaudra cette promesse, après la guerre, alors que tous les témoins seront morts ou disparus ? Lorsqu'une jeune veuve, Alice Queen, découvre des bri­bes de vérité, vingt ans plus tard, que peut-elle prouver ? Alice décide pourtant de fouiller le passé et de s'engager dans une quête improbable qui va la mener de la Normandie aux quatre coins des États-Unis... Au péril de sa vie ! Accidents, disparitions, meurtres se succèdent...

Mon avis :

Tout d'abord, merci à mon amie Fabienne pour le prêt de ce roman que j'ai donc adoré.

 Je n'ai eu jusqu'à présent que de très bonnes lectures avec Michel Bussi ; j'avais déjà beaucoup aimé Un avion sans elle, Maman a tort et adoré Nymphéas noirs pour lequel j'avais eu un gros coup de cœur.
Je n'avais donc pas peur en démarrant ma lecture même si je me disais qu'il pourrait avoir des défauts vu que c'est le premier roman publié de l'auteur et c'est peut-être les petits bémols que j'ai pu lire dans les quelques critiques sur le livre.

Donc, ce premier roman de Michel Bussi a été édité pour la première fois le 16 mars 2017 aux éditions des Falaises sous le titre Omaha Crimes.

Il a ensuite été  revu et corrigé par Michel Bussi et donc réédité aux Presses de la Cité en 2014, puis chez Pocket en poche en 2015.

Ce que j'ai aimé dans ce roman est que c'est à la fois une enquête policière et un roman historique puisque la toile de fond du roman est le sacrifice des jeunes soldats américains qui sont venus mourir sur les plages du débarquement en Normandie en 1944.

On suit surtout Alice Queen, jeune américaine qui a perdu l'amour de sa vie lors du débarquement. Elle apprend en fait lors d'une cérémonie de commémoration que Lucky, son amour aurait échangé sa place avec un autre soldat, fils d'une grande famille américaine, contre une grosse somme d'argent dont elle n'a donc jamais vu la couleur.

Elle décide d'engager un détective privé, Nick afin de faire la lumière sur ces événements et de savoir ce qu'il s'est vraiment passé en 1944.

Va s'en suivre de nombreuses péripéties, recherches, retour en arrière, meurtres, faux semblants.

J'ai aimé le côté historique et l'évolution de l'histoire et des protagoniste au fil du temps et de l'enquête,

J'ai aimé l'alternance du récit qui nous emmène entre la Normandie et les Etats-Unis,

J'ai aimé la psychologie des personnages, le lien qui va se créer entre Alice et Nick même si leur relation n'évoluera pas forcément comme je l'aurais souhaité.
L'auteur arrive à nous peindre le portrait de femmes fortes, qui vont jusqu'au bout pour connaître la vérité et qui sont fidèle à leur amour au delà de la mort.

Le talent de Michel Bussi est tel qu'on ne sait pas si on lit un roman policier ou un roman historique ; une fois commencé, on n'arrive plus à le lâcher. La fin est bien-sûr surprenante comme à son habitude. 
Il arrive à nous faire douter et c'est aussi ce que j'ai aimé dans le roman.

Vous l'aurez compris : je vous conseille ce Bussi à 1000 % .

Ma note : 18/20.

jeudi 23 juin 2016

Animale : la prophétie de la reine des neiges, tome 2 de Victor DIXEN


Titre : Animale : la prophétie de la reine des neiges, tome 2
Auteur : DIXEN, Victor
Editeur : Gallimard
Année : 2015
Genre : fantastique jeunesse

Résumé : Et si le plus merveilleux des contes cachait le plus sombre des complots ?
1833, sur une île perdue du Danemark. Elle s’appelle Blonde, il se nomme Gaspard. Elle est animale, il est fou d’elle. Le destin s’apprête à les arracher l’un à l’autre : ils sont les victimes d’une prophétie qui bouleversera le monde à jamais. Blonde parviendra-t-elle à déjouer les plans de l’énigmatique Reine des neiges, avec pour seul allié un jeune écrivain nommé Andersen ?

Mon avis : J'ai un avis plus ou moins mitigé (plutôt en positif, je vous rassure !) ; comme pour le premier tome, j'avais bien aimé mais cela n'avait pas été forcément un coup de coeur.

L'idée de reprendre le conte de Boucle d'or est d'en faire une histoire et un roman à part entière était très original et c'est ce que j'avais aimé.
J'avais aimé aussi que l'intrigue se passe en Lorraine, ce qui est assez rare.
On retrouve  l'atmosphère un peu sombre, un peu dans le style romantique du XIXème siècle en littérature n'est pas forcément ce que j'apprécie le plus.
 J'avais cependant trouvé qu'il y avait quelques longueurs et c'est un peu ce que j'ai retrouvé dans ce deuxième tome. Je ne pense pas que tous les jeunes puissent accrocher à cette lecture à moins d'être très bon lecteur et d'avoir une certaine maturité.

Dans ce deuxième tome et fin de cette duologie,  j'ai eu peur  au début que Victor Dixen reprenne un peu trop littéralement le conte de la Reine des neiges mais finalement, il a réussi à s'en détacher pour en faire un récit très  original où l'on trouve de l'action, des mystères, du fantastique, de l'amour, de l'amitié.
J'ai bien  aimé l'alternance entre le récit raconté par Andersen qui est un des personnages principaux avec Blonde et les lettres que lui envoie Blonde.
J'ai bien aimé  toutes les questions que se pose Blonde sur son "animalité" et l'ambivalence entre ce qu'on est et ce qu'on devient.
J'ai beaucoup aimé toutes les références à la mythologie nordique que l'on ne connaît que trop peu ainsi que les références aux contes et à la vie d'Andersen ; j'ai eu envie de les relire !

Une bonne lecture pour finir cette chronique.
Une duologie que je conseille plutôt à des lecteurs de lycée et adultes.

Ma note : 15/20.



mardi 14 juin 2016

Code 93 d'Olivier Norek

Titre : Code 93
Auteur : NOREK, Olivier
Éditeur : Michel Laffon
Année : 2013
Genre : policier.

Résumé : Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits.

Une série de découvertes étranges – un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par auto combustion – l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3.
Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses…

Écrit par un lieutenant de police
, 93 Code zéro se singularise par une authenticité qui doit tout à l’expérience de son auteur ; cette plongée dans un monde où se côtoient aménagement urbain et manipulations criminelles au sein des milieux politiques et financiers nous laisse médusés.

Mon avis :  Que dire pour commencer ? J'ai Adoré !!
 Encore merci à Séverine pour nous en avoir parlé et reparlé puisque c'est ce qui m'a décidé à l'emprunter dans ma médiathèque dès que je l'ai vu disponible !!
 Ce n'étais pas forcément bien parti car comme vous pouvez le lire dans le résumé, l'intrigue se passe dans le 93 près de Paris et tout ce qui touche à la banlieue parisienne ne m'attire pas du tout !

Mais vu le nombre d'avis positif sur ce livre et sur cette saga qui va crescendo dans la qualité de l'écriture et des intrigues, je ne pouvais pas ne pas le lire et me faire mon propre avis !

 Qu'est ce que j'ai aimé ?

 L'intrigue et l'enquête bien-sûr mais surtout j'ai aimé suivre le capitaine Coste et ses équipiers et les rapports entre eux, leur amitié.
J'ai aimé suivre le quotidien dans un commissariat de la région parisienne tout en sachant que l'auteur étant flic lui même, ce qu'il nous raconte est vrai (le fond bien-sûr !).

J'ai adoré le personnage de Coste à qui je me suis attachée et qui a une forte personnalité mais avec ses côté sombres et émouvants aussi et qu'on apprend à connaître au fil des pages.

L'écriture est percutante, addictive et quand on commence à lire, impossible de le lâcher ! j'avais peu que certaines scènes soient trop glauques ou violentes mais non ; c'était juste comme il faut.

Je n'ai plus qu'une hâte, c'est de lire la suite !

Mon regret : ne pas être allée à la rencontre d'Olivier Norek aux Quais du Polar puisqu'il était présent et que je l'ai même  aperçu ! J'espère qu'il y reviendra l'année prochaine !!

Ma note : 18/20.

samedi 11 juin 2016

Reflex de Maud MAYERAS

Titre : Reflex
Auteur : MAYERAS, Maud
Editeur : Pocket
Date : 2015
Genre : Thriller

Résumé : Iris Baudry est photographe de l'identité judiciaire. Disponible nuit et jour, elle est appelée sur des scènes de crime pour immortaliser les corps martyrisés des victimes. Iris est discrète, obsessionnelle, déterminée. Elle shoote en rafales des cadavres pour oublier celui de son fils, sauvagement assassiné onze ans auparavant. Mais une nouvelle affaire va la ramener au cœur de son cauchemar : dans cette ville maudite où son fils a disparu, là où son croque-mitaine de mère garde quelques hideux secrets enfouis dans sa démence, là ou sévit un tueur en série dont la façon d'écorcher ses victimes en rappelle une autre. La canicule assèche la ville, détrempe les corps et échauffe les esprits, les monstres se révèlent et le brasier qu'Iris croyait éteint va s'enflammer à nouveau dans l'objectif de son reflex.

Mon avis :  J'avais emprunté ce thriller à la médiathèque puisque Séverine de la chaîne booktube "Ilestbiencelivre" l'avait adoré jusqu'à en avoir le "slip sur la tête" comme elle le dit si bien (et ça me fait trop rire  !).

 Le résumé de cette histoire qui met en scène une mère dont le fils a été retrouvé assassiné, qui revient sur les lieux du crime du fait de son travail puisqu'elle est appelée par la police pour prendre en photo des scènes de crime me tentait vraiment. Je me demandais comment elle allait réagir par rapport à ça. Comme j'aime beaucoup les romans psychologiques, je me suis dit qu'il devrait vraiment me plaire.

Alors, me diriez vous, quel a été mon ressenti ?

Finalement, il n'y a pas vraiment d'enquête (au début du moins) puisqu'au début, on sait qu'un coupable a été arrêté et est toujours en prison.
Le roman se focalise surtout sur Iris, ses sentiments, ses souvenirs et son ressenti par rapport à la mort de son fils ; il met surtout l'accent sur les rapports conflictuels, violents, haineux entre Iris et sa mère Diane puisqu'Iris apprend que sa mère a dû être internée à l’hôpital et qu'elle n'a plus toute sa tête.

L'originalité du livre repose aussi sur le fait qu'il alterne le moment présent avec une histoire passée qui va finir par  se recouper dans le dernier tiers du livre ; je ne peux pas en dire beaucoup plus pour ne pas spoiler et ne pas gâcher le twist final que j'ai adoré (le slip sur la tête : je n'ai pas arrêté de me dire pendant 5 mn : c'est pas vrai !!!!) et qui a fait que je pourrai dire que j'ai bien fait de lire le roman jusqu'au bout !

Il faut quand même dire qu'il ne faut pas lire ce livre si on est déprimé car plus on avance dans la lecture est plus c'est glauque et déprimant ! Je n'ai pas du tout aimé le personnage d'Iris qui se morfond dans sa haine de sa mère, sa déprime, sa tristesse ; elle n'aime rien de la vie (la plupart des chapitres la concernant commence pas : "J'aime pas..." !

A la toute fin est un peu longue et je n'ai pas tout compris !

Une bonne lecture mais pas un coup de coeur !

Ma note : 15/20.